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Radiologie conventionnelle, numérique directe (DR) et indirecte (CR) : quelles différences ?

Comprendre les différences entre les technologies CR, DR et conventionnelle
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Les systèmes de radiologie ont fortement évolué ces dernières années. Entre radiologie conventionnelle, numérique indirecte (CR) et numérique directe (DR), les différences sont à la fois technologiques, organisationnelles et techniques. Comprendre ces distinctions permet de mieux adapter son équipement aux besoins cliniques et aux contraintes.

 

Radiologie conventionnelle : une technologie aujourd’hui marginale

La radiologie conventionnelle repose sur l’utilisation de films radiographiques et de bains chimiques pour le développement des images. Ce système, désormais peu répandu, présente des contraintes importantes : délais de traitement, stockage physique des films, variabilité de la qualité d’image et gestion des produits chimiques.
Même si certains équipements restent encore en service, leur maintenance devient plus complexe en raison de l’obsolescence des composants et de la difficulté d’approvisionnement.

 

Radiologie numérique indirecte (CR) : une étape de transition

La radiologie numérique indirecte, dite CR (Computed Radiography), utilise des plaques photostimulables insérées dans des cassettes. Après exposition, ces plaques sont lues par un numériseur pour produire une image numérique.
Ce système a permis de passer au numérique sans remplacer l’ensemble de l’installation existante. Il offre une meilleure gestion des images et une intégration plus simple avec les systèmes informatiques. En revanche, la manipulation des cassettes, l’usure des plaques et les temps de lecture peuvent limiter la productivité et impacter la qualité d’image à long terme.

 

Radiologie numérique directe (DR) : performance et efficacité

La radiologie numérique directe, ou DR (Digital Radiography), repose sur des détecteurs plans qui capturent directement l’image sans étape intermédiaire. Les images sont disponibles quasi immédiatement, avec une qualité élevée et une meilleure reproductibilité.
Ce type de système améliore le flux de travail, réduit les reprises d’examens et permet une meilleure maîtrise des doses. En contrepartie, l’investissement initial est plus élevé et la maintenance des détecteurs nécessite une expertise spécifique.

 

Des différences qui impactent la maintenance

Chaque technologie implique des contraintes de maintenance différentes. La radiologie conventionnelle souffre de l’obsolescence des pièces, la CR nécessite un suivi régulier des plaques et des lecteurs, tandis que la DR demande un contrôle précis des détecteurs et de l’environnement électrique.
Le choix du système influence donc directement les exigences techniques et les coûts d’exploitation.

 

La radiologie conventionnelle, numérique indirecte et directe répondent à des besoins et des contextes différents. Si la DR s’impose aujourd’hui comme la solution la plus performante, chaque technologie doit être accompagnée d’une maintenance adaptée pour garantir qualité d’image, sécurité et continuité d’activité.